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III.15 Inflorescence tacite

comme lointaine l’eau s’était retirée de longtemps, on entrait désormais sous le dais des arbres — leurs colonnes torses embaumaient l’air — un souffle —  et comme de sable la roche meuble et rouge s’émaillait ça et là de veines

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III.15 Inflorescence tacite

comme lointaine l’eau s’était retirée de longtemps, on entrait désormais sous le dais des arbres — leurs colonnes torses embaumaient l’air — un souffle —  et comme de sable la roche meuble et rouge s’émaillait ça et là de veines

loin

III- contrepoint 5 — à la surface de la nuit

  cela – d’après toute ellipse – le jour : haut nu du silence – et  constellée dessous la douceur – des étoiles s’inclinaient et nous fixaient, ombres incertaines et liquides, à la surface de la nuit, dans le froissement

loin

III- contrepoint 5 — à la surface de la nuit

  cela – d’après toute ellipse – le jour : haut nu du silence – et  constellée dessous la douceur – des étoiles s’inclinaient et nous fixaient, ombres incertaines et liquides, à la surface de la nuit, dans le froissement

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III- contrepoint 4 : une– la douleur incisée

cela ne saurait être rien — au moins la nuit, ou des ombres — ces absences non-dites pour faire ici, même ici, leur peu de jour — et les heures lentes vont où la lumière les transperce comme un mot

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III- contrepoint 4 : une– la douleur incisée

cela ne saurait être rien — au moins la nuit, ou des ombres — ces absences non-dites pour faire ici, même ici, leur peu de jour — et les heures lentes vont où la lumière les transperce comme un mot

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III. 14 – soi — se perdant sans fin sans cesse dans les lointains

c’est – et encore et de toujours – la même nuit sans ombre, le monde – et le regard alors, où le tourner – sinon dans l’absence de tout et de lui-même et le tourner là dans ces gouffres le

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III. 14 – soi — se perdant sans fin sans cesse dans les lointains

c’est – et encore et de toujours – la même nuit sans ombre, le monde – et le regard alors, où le tourner – sinon dans l’absence de tout et de lui-même et le tourner là dans ces gouffres le

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III.13 – au continu des souffles

on allait encore sous une aurore, elle devenait bleue et boréale – le froid d’après la nuit ne mordait plus les mains, ni leurs paumes leur souffle ne répétait plus la crainte de l’air métallique comme la peur d’étouffer un

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III.13 – au continu des souffles

on allait encore sous une aurore, elle devenait bleue et boréale – le froid d’après la nuit ne mordait plus les mains, ni leurs paumes leur souffle ne répétait plus la crainte de l’air métallique comme la peur d’étouffer un

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III.12 une épure du monde

S’était-on, sans même le savoir, perdu – derrière soi, les pas s’effaçaient déjà si jamais ils s’étaient posés ici, dans ce monde, où tout était disparaître ou bien était-on simplement dans le tourbillon neigeux de l’effacement de la conscience quand

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III.12 une épure du monde

S’était-on, sans même le savoir, perdu – derrière soi, les pas s’effaçaient déjà si jamais ils s’étaient posés ici, dans ce monde, où tout était disparaître ou bien était-on simplement dans le tourbillon neigeux de l’effacement de la conscience quand

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III. 11 — un songe — ou pas même

    d’encore ce jour l’autre – une absence d’attendre ici sans fin – rien , et pas même la nuit – rien et pas même la chute d’un peu de neige recouvrant les traits du monde, soulignant le dessin

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III. 11 — un songe — ou pas même

    d’encore ce jour l’autre – une absence d’attendre ici sans fin – rien , et pas même la nuit – rien et pas même la chute d’un peu de neige recouvrant les traits du monde, soulignant le dessin